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Les premiers documents faisant état de la notion d'école apparaissent en 1832. Mais Saint-Julien ne possède ni maison d'école, ni mobiliers. L'instituteur fait l'école dans sa maison.

Toute école a un sens. Celle de Saint-Julien-de-Chédon à son histoire

En 1837 la commune achète le pavillon de Villiers pour en faire le presbytère. Ce pavillon est en fait le reste de l'ancien château en ruine. Mais le curé n'est pas d'accord, c'est trop loin de l'église.

Le Conseil municipal décide alors d'en faire l'école. Mais il y a beaucoup de travaux, il n'y a pas l'eau, pas de hangar pour mettre le bois, la classe ne possède pas de mobilier, sauf trois tableaux noirs, une méthode de lecture et quatre bancs. Pour les tables, ce sont les habitants de la commune qui fournissent des planches et des tréteaux. L'instituteur couche à l'étage mais les murs sont moisis, le papier pourri, le vent pénètre de tous côtés. Les habitants lui défendent de coucher dans cette alcôve, lui disant que c'était compromettre sa santé. Cette situation dure de 1837 jusqu'en 1854 ; tous les ans l'instituteur fait part au recteur que les travaux n'avancent pas, tous les ans le Conseil municipal ne fait rien. En 1846, devant le désir du Conseil municipal de différer indéfiniment l'exécution de ce projet, le préfet perd patience et menace la commune. Les pourparlers se poursuivent jusqu'en 1854.
Chaque année des travaux sont effectués pour améliorer les bâtiments de l'école. En 1858, le nombre d'élèves augmente, la commune décide alors d'acheter deux tables et deux cartes murales en couleur. En 1879, par suite de la neige, du gel et du dégel la cave de l'instituteur s'écroule et comme elle se trouve sous la cour de récréation, celle-ci s'effondre.

chateau

 

Une nouvelle école

La circulaire du Ministre de l'Instruction Publique du 27 novembre 1876 décide la gratuité absolue dans les écoles primaires. Mais c'est aussi en cette période que se décide la séparation garçons / filles. Le préfet demande la construction d'une école de filles à Saint-Julien. Le Conseil municipal n'est pas d'accord estimant que l'école mixte est assez grande. En 1877 le préfet fait connaître au maire de Saint-Julien que le Conseil départemental de l'instruction publique, met comme préalable, à la gratuité absolue, la création d'une école de filles.
De réunions en rapports, de rapports en réunions, un va-et-vient s'instaure entre l'inspection d'Académie et la commune. A la fin, le Conseil départemental de l'Instruction Publique met en demeure la commune de respecter la loi, et le 26 mai 1879, le Conseil de Saint-Julien reconnaît indispensable la construction d'une école.

 

La bataille des lieux

1879 deux lieux sont retenus : La Vallée et Villiers.
Octobre 1880 le site de La vallée est retenu par 7 voix pour et 5 contre.
Décembre 1880 les cinq conseillers opposant à ce projet écrivent au préfet.
Janvier 1881 deuxième courrier pour argumenter que l'école soit à Villiers et non à La Vallée, le maire change de lieu, mais les pétitions jaillissent, c'est au tour des habitants de La Vallée d'écrire au préfet.

 

Le bourg entre en scène

Février 1881 un autre lieu entre en scène : Le Bourg
Le Conseil s'est divisé en deux 6 pour Villiers, 6 pour le Bourg
Le 6 mars 1881 après étude, le préfet répond au maire : « Les emplacements de La Vallée, de Villiers comme du bourg ne réunissent pas les conditions convenables. Le hameau de l'Ormeau serait plus central, j'y donne une préférence. » Le maire donne lecture de cette décision et prie le Conseil d'accepter l'emplacement, résultat : 6 voix pour et 6 contre. Les six conseillers contre écrivent au préfet. La lecture des arguments devient un véritable feuilleton : « c'est parce que le maire habite à côté, ce sont des étrangers à la commune qui ont décidé, il n'y a même pas l'eau...» au total ils écriront 4 fois au préfet sur l'année 1881.
Laissons de côté toute cette polémique car la machine administrative continue. Le 10 mars 1882 le Ministre alloue un secours de 3 000 F et une subvention de 20 000 F, il autorise un emprunt de 18 000 F. Le 31 mai 1882 le Conseil prend toutes les dispositions pour les emprunts et subventions pour engager le projet d'une nouvelle école. Mais dès le lendemain nos six conseillers réécrivent au préfet en lui disant qu'ils sont d'accord sur les subventions mais pas sur l'emplacement. Et c'est reparti. Le maire après moultes sollicitations propose de revenir à Villiers mais le 9 juin 1882 le préfet décide ce sera : L'Ormeau.

 

Mais qui est le maître du bien ?

Pour parfaire le tout, un litige sur le terrain surgit, erreur de propriétaire et bien sûr, la nouvelle propriétaire n'est plus d'accord de vendre... Six mois plus tard l'acte est enfin signé. Le cahier des charges du projet écoles mairie est réalisé et les entreprises consultés. Bingo ! Les conseillers anti Ormeau s'opposent à l'adjudication de la construction de la mairie.
Mais le processus est en marche, les travaux commencent. Les travaux sont exécutés au cours de l'année 1883 pour s'achever début 1884.
Le désastre causé par la grêle le 23 juillet 1884 suspend l'inauguration fixée à la rentrée. M. le maire écrit au préfet : « Dans la disette où nous allons nous trouver, il m'est impossible de faire des sacrifices et de voter une imposition pour organiser une fête. Les habitants sont accablés sous le poids d'une affreuse misère et ils ne peuvent faire aucun signe de réjouissance pour l'instant. »
Pour couvrir les quelques dépassements de devis, la commune vendra le pavillon de Villiers et sa vigne attenante en 1886.
Les travaux complémentaires se succèdent réservoirs, parquetage des greniers...
L'ouragan du 13 février 1899 occasionne d'importants dégâts aux bâtiments scolaires. Le groupe scolaire est réparé au cours des années 1900 et 1901.

La réception définitive est faite le 9 mars 1902, soit 26 ans plus tard.

Sources :
« Autrefois Saint-Julien-de-Chédon » Julien Borel, Jacqueline Suraud, Archives départementales

 

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